L’année 2026 s’annonce comme un tournant clé pour les consommateurs professionnels d’énergie. Entre nouvelles contributions, disparition de dispositifs historiques et révisions réglementaires, les factures de gaz et d’électricité évolueront sensiblement.
Voici l’essentiel à connaître pour anticiper sereinement ces changements en ce début d’année 2026.
1. Gaz naturel : une nouvelle contribution liée au biométhane (CPB)
À compter du 1er janvier 2026, les fournisseurs devront acquérir des Certificats de Production Biométhane (CPB). Ce dispositif finance l’injection de biométhane dans le réseau français, et une nouvelle contribution apparaîtra donc sur les factures des consommateurs.
Quel impact financier ?
Le coût de cette contribution dépendra de deux éléments :
- Un prix de transaction du CPB ou en l’absence de référence une base forfaitaire de 100 €HT/CPB ;
- Un coefficient d’obligation en CPB/MWh PCS variable selon l’année de fourniture.
Soit avec la base forfaitaire de 100 €/CPB :
La contribution sera également soumise à une TVA de 20 %.
2. Electricité : l’après-ARENH et l’arrivée du Versement Nucléaire Universel (VNU)
Le dispositif ARENH disparaît le 31 décembre 2025. Pendant plus de dix ans, il permettait aux fournisseurs alternatifs d’accéder à une part de l’électricité nucléaire à prix régulé. Ce prix régulé est resté inchangé depuis son apparition et ne reflétait plus les coûts réels de production d’EDF.
Il est remplacé par le VNU, un mécanisme pensé pour protéger les consommateurs contre des hausses de marché trop importantes.
Comment fonctionnera le VNU ?
- L’État prélèvera une partie des revenus excédentaires du parc nucléaire d’EDF lorsque ceux-ci dépasseront certains seuils ;
- Les taux appliqués seront progressifs : 50 % puis 90 % des revenus supplémentaires taxés au-delà du deuxième seuil ;
- Les montants collectés seront ensuite redistribués à tous les consommateurs, quel que soit le fournisseur.
CEE : une hausse mécanique de la contribution sur la 6ᵉ période (2026–2029)
Les obligés du dispositif voient leurs obligations évoluer. Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) voient donc leurs coefficients évoluer. Cela impactera ainsi les contributions CEE dans les contrats d’énergie, ce qui renforcera leur poids dans les factures.
Exemple concret avec du gaz naturel : Avec les prix CEE de septembre 2025 (base C2E Market) :
- La contribution actuelle s’élèverait à 8,92 €HT/MWh PCS ;
- La nouvelle contribution 2026 s’élèverait à 11,99 €HT/MWh PCS.
Pour une consommation de 100 MWh PCS, cela représente environ +310 €HT par an.
Autres changements attendus en 2026 :
Plusieurs mises à jour réglementaires viendront compléter ces évolutions :
Ces évolutions concerneront les coûts d’acheminement et les taxes qui pourront être revus à la hausse comme à la baisse.
Ce que cela signifie pour vous
Dans ce contexte d’évolution rapide, les entreprises font face à plusieurs défis :
- anticiper les surcoûts, ;
- sécuriser leurs budgets ;
- adapter leur stratégie d’achat ;
- optimiser la gestion de leurs contrats ;
- intégrer les impacts réglementaires à moyen terme.
